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Bienvenue! Jeune Congolais. A ceux qui disent que nous sommes le futur, nous répondons que nous sommes le présent. Informons-nous et échangeons pour bâtir un CONGO fort. "La sagesse ne doit plus être l'apanage de vieux."

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Révélation : Inculpé par la CPI, Bosco Ntaganda dit opérer avec la Monusco

Bosco Ntaganda, ancien rebelle du CNDP inculpé de crimes de guerre a déclaré hier mercredi 6 octobre 2010 à Reuters qu’il commandait des troupes agissant dans le cadre des opérations gouvernementales soutenues par les Casques bleus de la Monusco dans la lutte contre les FDLR.

L’interview recueillie sur deux jours en différents endroits de l’Est de la RDC constitue la première déclaration publique de Bosco Ntaganda affirmant son implication dans les opérations, alors que la Mission de l’Onu pour la stabilisation du Congo (Monusco) a dit avoir reçu l’assurance de Kinshasa que Ntaganda n’y participait pas en personne. 

Ntaganda fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale de La Haye pour avoir enrôlé comme soldats des enfants de moins de 15 ans en 2002 et 2003. « Mes hommes m’aiment », a-t-il déclaré le 5 octobre 2010 dans une interview de deux heures à Reuters en évoquant les soldats de son mouvement, le CNDP qui sont maintenant partiellement intégrés à l’armée gouvernementale, les FARDC. 

« Nous avons chassé l’ennemi d’Irameso … Maintenant ils vont à Lukweti », a-t-il dit en décrivant les efforts déployés pour chasser les groupes rebelles du territoire de Walikale au Nord-Kivu. 

La Monusco, qui fournit une aide logistique aux FARDC pour certaines opérations préparées conjointement, a dit avoir obtenu du gouvernement congolais l’assurance que Ntaganda lui-même n’y participait pas, en dépit de la présence d’anciens rebelles. 

« Je suis coordinateur militaire des opérations », a-t-il déclaré le 4 octobre 2010 lors d’une rencontre à Walikale, près d’un terrain de football qui sert de terrain d’atterrissage aux hélicoptères de la Monusco. 

« Je suis le numéro deux », a-t-il ajouté en se présentant comme l’adjoint du général congolais Dieudonné Amuli Bahigwa, commandant des opérations au Nord-Kivu. 

DEMENTI DE LA MONUSCO 

Contacté par téléphone, le général Amuli a noté que Ntaganda avait joué un rôle décisif dans l’intégration du CNDP à l’armée congolaise, mais il a paru mettre en doute qu’il ait un rôle officiel. 

« Qui l’a nommé comme mon adjoint? », a demandé le général Amuli ? 

Pour sa part, Madnodje Mounoubai, porte-parole de la Monusco, a réaffirmé que Ntaganda n’avait pas de rôle dans l’opération baptisée « Amani Leo ». 

Human Rights Watch, qui milite pour que la RDC livre Ntaganda à la CPI, a réagi en disant que les déclarations de l’ancien rebelle devraient inciter les Nations unies à réexaminer leur soutien aux opérations. 

« La Monusco doit envisager immédiatement la suspension de son soutien à « Amani Leo » jusqu’à ce que Bosco Ntaganda soit relevé de son poste de responsabilité, et j’ajouterais, traduit en justice », a déclaré à Reuters Anneke Van Woudenberg, de HRW. 

Selon des sources diplomatiques, militaires et proches de l’Onu, ce n’est un secret pour personne que Bosco Ntaganda occupe depuis longtemps un poste de commandement au sein des FARDC. 

« Il s’est rendu à Walikale à deux reprises au cours des trois dernières semaines. Il n’y était pas pour un rendez-vous d’affaires ou une visite de famille, il est là pour rencontrer ses officiers », note un diplomate occidental sous le sceau de l’anonymat. 

Bosco Ntaganda fait valoir que sa décision de conclure un accord avec le gouvernement congolais, au début de 2009, et d’inciter le CNDP à rejoindre le camp gouvernemental a permis d’éviter des violences plus graves. 

Rejetant les accusations d’avoir enrôlé des enfants soldats, il a assuré qu’il ne se rendrait pas à la CPI et qu’il ne quitterait pas son bastion du Nord-Kivu dans l’Est de la RDC tant que des accords sur le retour des tutsis congolais réfugiés dans des pays voisins n’auraient pas été exécutés et que les rebelles hutus des FDLR, à dominante rwandaise, n’auraient pas été chassés. 

Reuters/Le Potentiel

 


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